En pleine semaine de la mort question travail... Alors que j'aimerai commençer à me mettre en mode étudiante... Non à la place de ça je passe mon temps à me battre avec les retour de livre, à répêter les conditions d'inscriptions, à supporter la non douetitude de certains usagers, à maudir les gens qui se pointent une demi-heure avant la fermeture avant de virer avec sadisme ceux qui se pointent cinq minutes avant (non mais faut pas abuser... Vous voudriez aussi une nocturne tant qu'on y est?). Bon à côté de ça, l'ambiance dans l'équipe est vraiment bonne. C'est la chose que je regretterais vraiment quand je n'y travaillerais plus. Je pense qu'on ne trouve pas partout ce genre de chose, bien qu'un acquis pour un bibliothécaire est d'être capable de s'adapter à tout type de caractère. Et puis, quelque part, c'est un peu devenu mon territoire, je peux passer plusieurs semaines sans y aller et y retourner comme si la derniere fois datait d'hier. Je m'habitue vite à des choses comme "ma place de vélo", "mon badge d'accés" et "mon casier"... Mais malgrés ça, à moins qu'une opportunité s'ouvre (et j'en doute), et que j'ai rien d'autre, je n'ambitionne pas de devenir un membre à temps plein. Les conditions de travail ne me plaisent pas vraiment (et je ne parle pas de mon statut à moi, mais en general, j'observe ce que vivent les employers et je ne les envie pas) et puis... bon... Un certain malaise du côté de l'Autorité je dirais. De toute façon, comme on me l'a dit si maladroitement pendant mon entretien de Montauban (déja que j'étais en stress... j'étais alors en stress ET dépité), je ne suis pas "prioritaire", ce qui n'a fait que m'encourager sur la voie que j'étais un bouche-trou, ce qui, je vous assure, n'a rien de valorisant. Mais je n'ai pas l'intention de me laisser dévorer par ce job comme d'autres et finir ma vie vacataire, alors oui, je ne suis pas tout le temps disponible, je travaille à mon futur qui, je le souhaite, sera légèrement plus reluisant que ça.
Mais les gens vont me manquer, ça oui. Peut être surtout mes deux principaux collègues. Peut être surtout une en fait. Un ange comme on les fait plus beaucoup, quasimment tout en générosité, avec qui je pouvais parler pendant longtemps d'anime, de mangas, de japon, et de Gundam. La comprendre malgrés notre légère différence d'âge.
On vera bien ce qui se passera... car j'éprouve un doute quant au fait qu'ils me reprennent par la suite.   
En attendant je vois les jours passer... Rapide... Trop rapide. 
Ma déprime de septembre semble être passé. Maintenant j'éprouve plus d'excitation et de curiosité envers les six mois qui se profilent (le stage, ce sera encore autre chose). Curiosité, un peu d'anguoisse quand même quant aux nouvelles matières, et une détermination à ce que ce soit ma dernière derniere derniere année d'étude. Parce que j'en ai marre de la galère estudantine et du stress que les partiels provoquent chez moi. Marre de bouger, de pas pouvoir partir en vacance, de pas pouvoir faire de projet, d'économiser, de recevoir de l'argent de mes parents comme un parasite, de dire que je suis étudiante (quoique j'ai testée chomeuse, je préfère étudiante...), de devoir expliquer mon plan d'étude à chaque réunion de famille, de devoir laisser mon chat chez mes parents... 
Par contre c'est ma déprime de vingtenaire qui revient m'attaquer... Et ça, c'est rien qu'à cause de mes amies. Si mes amies étaient toutes des fétardes insouciantes je ne serais pas à me trouver en retard (mais en même temps, ce ne serait pas mes amies alors...).
Je me demande si je me ferais des amis là bas... J'espere que les gens de ma classe ne seront pas tous des fétards... 
Et puis ça me fera du bien de m'éloigner, et de ma mère qui se fait du soucis pour moi (merci maman! Si seulement tu te faisais du soucis pour moi pour des raisons pas aussi superficielles que mon apparence ou mon succés auprés des garçons...), et de mes amies traitreusement casées/employées/installées-rayer-la-mention-inutile qui me font-sans le vouloir- sentir mal-bizarre-envieuse-cas social-rayer-aussi-la-mention-inutile. 

Bref la vie est belle. 

Le mieux c'est que j'arrive à accuser tout ça sans en faire une depression nerveuse avec remise en question à la clef. J'en ai marre des remises en questions, j'en ai trop fait. Je vais cesser de tordre ma personnalité dans tous les sens pour essayer d'atteindre un pseudo idéal étant donné que les autres ne font généralement pas cet effort. 

Et puis de toute façon, je retombe toujours sur mes pattes!

Mimiko.