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***A travers mes yeux, mon monde et mon ange***
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***A travers mes yeux, mon monde et mon ange***
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9 mai 2007

Veni vidi vici

Ce matin, forte de ma décision prise à 11heures et demi la veille et pleine de zèle, je me suis réveillée plus tôt que d'habitude (9h30) en ayant augmenté de plusieurs décibels mon réveil, quitte à me faire exploser les tympans. Il a bien hurlé trente minutes avant que j'ouvre les yeux, ce qui est en soit une amélioration. Il y a bien une semaine, je me reveillais deux heures aprés que le réveil ait sonné. 
Il y a une semaine, je n'avais pas quittée la maison, ou si peu...
J'essaye de dompter ma feignantise et d'entrainer ma volonté. Dur combat.
Ca se résume à des trucs comme: ne pas manger entre les repas ou se réveiller à l'heure. Et on passe au niveau superieur avec: aller à la fac et aller au code.
Pourquoi des trucs qui posent aucun problèmes aux autres sont aussi compliqués pour moi?
J'ai allumé la lampe de chevet et je me suis extirpée du lit pour aller ouvrir mes volets, priant pour qu'il fasse beau, comme chaque jour où j'ouvre les volets. C'est cette petite routine qui décide plus ou moins de l'état de la journée.
Mais cette fois-ci j'étais décidée: Qu'il pleuve, neige ou fasse un ouragan, j'irais à la fac manger, voir mes copines et assister à mon unique cours qui sert à rien.
Il faisait moche.
Bah tant pis.

Attention séance attermoiement oooooooooooooooooooooooooo
En ce moment je me déteste. Physiquement, je veux dire. Mais je me déteste aussi à l'interieur. Alors je passe des heures à me lamenter devant les quatre miroirs de la maison en me disant que mon cas est désespéré.
On a quatre miroirs à la maison. Tous différent. Une chance sur quatre pour se trouver jolie.
Généralement, je commence par le miroir de ma chambre, car celui de la salle de bain du haut est encore embrumé par la vapeur de ma douche... trés chaude. La lumière verte de mes rideaux fait ressortir toutes les ombres de mon visage et particulierement celle au niveau des joues que je déteste. Ca me fait ressembler à un bouldog.
Ensuite je continus avec celui de la salle de bain d'en haut. La lumiere jaune du papier peint et de la lampe avantagerais n'importe qui car il cache toutes les imperfections, mais fait aussi ressortir la rondeur de mon visage.
Au bout d'un moment je descend dans la salle de bain d'en bas pour me maquiller car c'est là que se trouve l'eye liner. Le papier peint blanc et la lumiere jaune ne font pas bon ménage... particulierement pour mes cheveux qui m'apparaissent comme une crinière sans forme entourant ma tête comme pour celle d'un lion.
C'est trop demandé de vouloir avoir de beaux cheveux longs, souples et lisses? Bon j'avoue, je suis bien lottie car je n'ai pas héritée de frisettes mais plutot d'une forme anterieur aux anglaises parfaites. Est ce que les gens s'imaginent la galère que c'est à vivre? Indomptable, incoiffable, un coup de vent, une averse de pluie et vous ressemblez plus à rien.
Et pour finir, le miroir à pied du salon avant de partir de la maison. Le miroir tueur qui vous révelera le moindre petit défaut jusqu'au bouton d'acnée le plus microscopique...
Et vous partez de la maison en ayant envie de vous cacher derriere tous les arbres.

C'est ce qui m'est arrivé ce matin.

Ce qui prouve au moins que j'ai réussir à sortir de la maison aprés avoir speedée comme une malade pour m'habiller et préparer mon sac, car j'avais perdu tout mon temps à pleurer sur ma tête irrécupérable.
ooooooooooo fin de la séance d'attermoiement

J'ai attrapé de justesse mon train alors que je n'étais même pas sur que tout mes papiers étaient en ordre. Une fois dans le train, j'ai déballé presque tout mon sac pour voir si billet de train, de métro, ticket de restaurant étaient en ordre, dans le plus grand des bazar d'une fille pas organisée, alors qu'à l'origine je le suis.
Je suis le genre de personne à transporter avec moi à chaque déplacement de quoi survivre une journée dehors, ce qui explique la lourdeur de mon sac.
Et le comble, j'avais pris ma veste d'hiver, totalement en trop pour le temps d'aujourd'hui. Je l'ai fourrée dans mon sac en soupirant.

Ensuite je devais acheter le cadeau d'Arisa. Et là j'ai été faible comme je ne l'ai jamais été. J'ai acheté des livres pour un prix dont je n'oserais même pas citer tellement il est effrayant... Surtout en franc.
J'ai cru que j'allais m'étrangler en le lisant sur la facture.
Qui aurait cru que la plus grande erreur dans la vie de ma mère ait été de me mettre une carte banquaire entre les mains?

Je me suis promis de manger que du jambon pendant les deux semaines qui viendrait pour me racheter.

Virgin est le diable... Et c'est aussi le paradis des livres...

Bon aprés, misérable, j'ai rallié la fac pour attendre Arisa et Mizuki. C'est à ce moment là que comme la neige à noel, en sortant du métro au Mirail, le ciel était d'un bleu clair parfait et le soleil rayonnait. Je me suis sentie comme une fleur.

Et là, venant avec Mizuki et son imparable quart d'heures de retard (non je rigole XP... Quoique...), j'appris qu'aller en cours ne me servirait à rien pour aujourd'hui car elle n'y assisterait pas. Bah alors...
Comme Arisa avait oubliée son porte feuille, on a quitté la fac (temps de présence à la fac cette semaine: 25 minutes) et on a déménagée aux Arènes avec des sandwiches steak-haché que je n'avais plus mangé depuis un an^^. Ca fait des souvenirs.
On a regardée les pigeons et les moineaux se battre et jouer au concours du lancer de frites, faisant vraiment tache parmis les lycéens serieux *rire*.
A part Arisa qui se morfondait sur son partiel et tout le travail qu'elle devait achever pour celui-ci. Moi je suis on ne peut plus détendue là dessus.

Mimiko.

Ps: et c'est passé l'heure d'aller au code! Je me rattraperais demain XP!

 

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