Matin maudit. Radieux midi.
Me revoila moi et mes superbes tribulations dans la fac la moins côtée de tout Toulouse.
Oui, on est samedi.
Je sais.
C'est probablement ça le plus chiant.
Donc, il était prévu que j'avais le partiel que personne n'a sauf les pauvres étudiants d'histoire, j'ai nommé, le partiels de mi-semestre ce samedi matin.
Déja pour commencer dans le ton, j'ai un mal de chien à réviser en ce moment. Hier, alors que je regardais les dates de Cromwell, je me suis retrouvé quelques instants aprés, je ne sais comment, à continuer une de mes histoires.
En fait si, je sais pourquoi. Wikipedia est le maaaaal avec tous ses liens hypertextes qui vous entraine de Cromwell à l'Ecosse, de l'Ecosse à Edimburg, d'Edimburg au XIIIeme siecle, du XIIIeme siecle au tricorne (oui...) et du tricorne à mon histoire.
Je vous le dit, Wikipedia est le MAL, avec Réléna, avec les chocolats de Paques, avec les Moines Capucins (euuuuh... oups ça m'a échappé XP), les commentaires oraux, les partiels de mi-semestre... Et plein d'autre chose!
Donc, quelques difficulté de concentration^^. Et puis aussi j'en ai marre, alors je n'arrive pas à travailler serieusement.
Ensuite, pour annoncer la couleur, j'ai déja eu un partiel, celui de Religion et je pense avoir fait un travail médiocre.
Et on ne peut pas dire que la prof nous a rassuré hier matin:
Prof:"Je suis trés déçue, j'ai corrigée les copies de St Benoit et c'est trés en dessous de ce que vous devez faire. Je ne sais pas comment vous travaillez chez vous, mais c'est trés mauvais. Sur 100 copies, il y en a 5 qui ont la moyenne, et ça ne monte pas plus haut que 12!"
Mimiko: >_<'
Prof: "Et même sur l'autre sujet qui était plus facile, il y a eu des anneries! Quand on ne sait même pas ce qu'est un Evèque, ça ne sert à rien d'assister au cours!"
Mimiko *voix basse étranglée*: Plus facile?!
Voisin de gauche: J'ai regardé ce texte trois seconde avant de le mettre de côté!
Mimiko: Pareil. Elle a besoin de lunette.
Voisin de gauche: Elle en porte déja.
Mimiko: Ouais bein faut qu'elle les change.
Je vous jure, ce texte était incompréhensible et barbant au plus haut point! "Hervé archevèque de Reins, au peuple et au clergé de Beauvais". En plus c'était imprimé sur du papier orange/rose saumon. Dégeut...
Ce matin, j'avais prévu de prendre le train, parce que le bus ça faisait trop tot.
Sauf que la chose que je ne savais pas ce matin, c'était que j'étais maudite. Il y a des jours comme ça...
A la gare, je me rappelle qu'on est samedi (et oui... -_-*) donc une chance sur deux que le train de 40 passe pas. Evidemment. Il ne passait pas.
Affolée à l'idée d'arriver en retard au partiel alors que je ne savais même pas dans quel amphi c'était, je me suis mise à courir dans la montée en calculant mentalement un moyen d'arriver devant ma salle en 30 minutes.
J'en suis arrivé à ce calcul: bus jusqu'à la gare de Colomiers, train jusqu'aux Arenes, metro jusqu'au Mirail et course à pied.
Sauf que j'avais largement sousestimé la course à pied.
Course parce que le bus arrivait et que j'étais toujours pas à l'arret.
Course en sautant du bus pour rentrer dans le train alors qu'il allait partir.
Course en sortant du train parce qu'il me resté plus que 5 minutes.
Course en sortant du métro parce que j'étais déja en retard de 10 minutes!
Et moi qui hier me morfondait parce que je m'étais fait à moi seule 3 tablettes de chocolat de desespoir. J'ai l'impression de les avoir perdu!
Mais ce n'était pas tout, car quand je suis maudite, je suis maudite jusqu'au bout!
Mon train est tombé en panne. Bruit du moteur puis tout d'un coup plus rien. Le silence complet. Au bout de la sizieme tentative de redemarage, ils s'est enfin décidé à partir et moi j'étais prête à aller me pendre dans les toilettes. Ou de courir à l'échoppe la plus proche pour acheter du sel!
Enfin arrivée au metro, celui-ci a mis un temps fou à venir. Tout le monde me regardait tourner comme un lion en cage et j'avais envie de défoncer la porte à coup de pied pour me défouler.
Finallement, une fois arrivé dans le parc de la fac, je vois que les grilles sont fermées!
Tout d'un coup, j'ai eu l'impression d'être un ballon qui se dégonfle. J'ai foncé sur Edouard qui se trouvait devant (Edouard c'est un garçon de mon groupe de documentation, avec mon beau voisin de droite, Elodie et le charmant garçon sur lequel je bave) pour savoir ce qu'était ce bins.
La réalité nous fait face: on doit faire le tour. Tout le personel de la fac nous a oublié. Nous, pauvres étudiants de première année d'histoire, qui devont passer nos partiels de mi-semestre un samedi matin à 8H15.
Arrivé devant les amphis, la question fatale: c'est lequel????? Même Edouard ne sait pas. Quelle tristesse.
Surtout que j'ai qu'une envie depuis le début: rentrer chez moi pour replonger dans mon lit.
Je chope un gars que je reconnais être dans mon TD, mais lui non plus n'a pas la réponse. Je finis par me caser dans l'un des deux amphis, dépitée, sure que cette journée est la pire journée du mois.
Finalement les profs arrivent, il est 8H45. J'ai a nouveau envie de me pendre mais le plafond est trop haut... A QUOI CA SERT QUE JE ME STRESSE ET ME PRENNE LA TETE POUR ARRIVER A 8H15 SI LES PROFS ARRIVENT EN RETARD!!!!
Bon, aprés ça aurait pû etre pire, mais les dieux ont décidé de m'épargner et je me retrouve avec joie sur un sujet qui ne demande pas de parler de la religion (merci mon dieu qui veille sur moi si tendrement!): l'inflation au XVIeme/XVII siecle.
Et puis en sortant il faisait beau. Un ciel sans nuage, tout comme moi, débarassée de ce souci de mi-semestre. La fac était deserte, calme et pour la première fois depuis mon arrivée en ses murs, je l'ai trouvé belle. J'ai couru dans ce labyrinthe pour trouver la seule grille qui n'était pas fermée. Je suis arrivée dans le parc et je me suis remise à courir dans l'herbe et les paquerettes en riant bêtement toute seule, il n'y avait personne pour me voir. Le seul bruit était celui des ailes des pigeons que j'éffrayait. C'était merveilleux.
J'ai du mal à comprendre comment on ne peut pas aimer le silence ou le fait d'être de temps en temps seul sans personne pour nous regarder, pour nous juger ou nous contrarier.
Mimiko.
