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***A travers mes yeux, mon monde et mon ange***
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9 novembre 2012

Trains and winter rain

C'est à contre coeur que j'ai rejoint Béziers à la fin des vacances de Toussaint.

Je crois que malgrés les petites étincelles de beauté que cette ville possède je ne m'y sentirais jamais bien. Il y a tellement de contrastes affichés qui ternisse  tous le reste. Je m'en rend compte à chaque fois que je rentre chez mes parents. Dés que je mets les pieds dans ma ville, j'ai l'impression de me sentir de suite mieux, de mieux respirer. Même si c'est une impression probablement fausse, je m'y sens en sécurité.

Je pense que c'est en grade partie à cause de l'affreux mois d'octobre que j'ai passé. Tout ça m'a perturbé et destabilisée, et m'a laissé dans un état de faiblesse enfantine. C'est difficile de penser en adulte quand on se sent aussi fragile qu'un enfant. Alors même pendant les cours je me sens un peu perdue. 

Etre adulte c'est prétendre qu'on est fort et parfois ca se révèle plus dur qu'on le pensait. 

Je sais que je ne suis pas faite pour voyager aux quatres coins du monde, si je rêve de certains voyages, je sais que j'en apprécierais que plus le retour chez moi. Je suis profondément attaché à ma terre même si ça peut paraitre étrange et ces temps-ci je me rends compte que cette vie entre deux trains que je mène n'est pas pour moi.  

J'ai néanmoins de plus en plus de facilité à passer ces deux heures en parenthèse lorsque je suis en train. Ayant malheureusement le mal des transports je ne peux ni manger, ni dessiner, ni lire, ni regarder la tv ou autre, du coup je mets mes écouteurs et j'écoute Enya, me laissant bercer sans penser à rien d'autre.  Sans penser à la pluie qui tombe dehors, à la route qui m'attends d'un côté comme de l'autre pour rejoindre l'un ou l'autre foyer, aux tâches qu'il faudra faire. 

Même si petit à petit, je me démotive, je dois éssayer de garder le cap.

Avant je croyais qu'il fallait croire en soi, maintenant je me dis qu'il faut croire en ce qu'on prétend être et c'est pas facile.
A la fin du mois j'aurais 24 ans et j'ai l'impression que ma vie continue de m'échapper. Où est-il ce changement auquel je croyais si fort étant enfant? Celui où tout semblait couler de source, celui où quand je me regardais dans la glace je voyais quelqu'un d'autre que moi... Celui où j'étais l'actrice d'une vie active et stimulante?

J'ai l'impression souvent de passer plus de temps à l'écrire qu'à la vivre, ma vie. Mais c'est moi, aprés tout, je suis comme ça, il faudra qu'un jour je m'accepte sans ce changement qui ne viendra probablement jamais.
Est ce que même vieille je continuerais à être aussi inconsistante, comme une matière volatile pas assez lourde pour se poser sur le sol, toujours la tête dans les nuages, les yeux porté vers d'autres Mondes mais aussi capable de capter la beauté partout autour de moi, là où les autres ne voient pas, pris par des choses sérieuses et importante, et moi déconcentré par des choses aussi futiles qu'un jeu de lumière sur un bâtiment, par la forme d'un aigle dans le ciel ?
C'est à se demander si parti comme c'est parti, j'arriverais à survivre jusqu'à cet âge là !  

Quand on a du vague à l'âme, Enya c'est parfait pour se détendre.

 

Mimiko.

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Commentaires
A
Je connaissais pas cette chanson d'Enya.<br /> <br /> Tudieu, ça me rappelle quand j'étais en prépa...là aussi les trains j'en bouffais régulièrement...j'aimais beaucoup regarder par la fenetre cependant :) En fait c'est une façon géniale de découvrir certains endroits. Je me souviens du voyage de classe vers Venise, on a fait la riviera comme ça et c'était trop cool
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