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***A travers mes yeux, mon monde et mon ange***
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24 novembre 2012

Acquis de conscience

Recemment je n'allais pas trés bien. 
Je sais pas vraiment quand ça a commençé, peut être ça s'est instillé petit à petit depuis les vacances de Toussaint. Provoquant une faiblesse chez moi aussi bien physique que mentale. 
C'est sans doute un tout, cette ville que je n'aime pas, la solitude grandissante, le ras-le-bol d'être étudiante, ma santé qui continue à me jouer des tours avec ces migraines et ces départs de colomiers que je vis de plus en plus comme un arrachement.
Je suis arrivée ici motivée, ne profitant que des avantages à vivre seule et ce n'est pas le problème de vivre seule, c'est de n'avoir ici aucune personne à voir, avec qui sortir, à inviter, à se retrouver... 
Pendant 4 jours sur 7 je suis seule et mon appart devient de plus en plus une grotte et vencore heureux qu'il existe msn ou les téléphones car sinon je crois que je serais vraiment vraiment mal. 

Le week-end dernier j'étais chez ma mère, dans le salon, prés du feu, à discuter avec elle tout en utilisant la machine à coudre, ma soeur en bas. J'étais tellement bien et mon subconcient a vérouillé une info terriblement importante. Si ma soeur ne me l'avait pas rappelé, j'aurais raté mon train. 
Moi, la stréssée, la prévoyante, j'AURAIS RATE MON TRAIN! 
Pour moi ce fait à été une révélation sur mon état interieur.
Et alors que je m'asseyais à ma place dans le train, j'ai dû me retenir d'éclater en sanglots.
Parce que je ne pouvais pas faire cela devant tout ces gens.
Parce que je suis une adulte.
Parce que ça ne changerait rien à l'état des faits.
Mais dieu que j'en avais envie. 

Et maintenant que j'y repense, que je suis seule dans ma chambre, mes larmes coulent toutes seules. 

J'ai dû me retenir bien 3 fois ou 4 fois durant le trajet de retour et une fois à l'appart j'étais juste résignée. 

Le jour suivant, comme pour compenser ce que mon esprit n'avait pas pû faire, mon corps lachait et pendant trois jours j'ai gardé le lit avec la gorge en feu et de la fièvre. 

Pourtant j'aurais dû me rendre compte bien plus tôt que j'étais mal, vu que j'ai recommençé à consommer mes calmants. Mais je ne voulais pas y penser, car si j'y pensais, je savais que je craquerais et c'est pas le moment de craquer, pas avec tous les controles qui s'annoncent. Pas alors que je dois me montrer forte. 
Mais il y a un moment où même ma pensée positive n'arrive plus à me faire sourire. Devant les autres je souris, parce que je dois sourire, parce que chacun à ses problèmes qu'il doit résoudre et moi je préfère qu'on me sourit, ça me fait me sentir un peu mieux, plutôt que de voir un visage défait qui me rappelerait à ma propre tristesse ou pire m'obligerais à me pencher sur ses problèmes alors que j'ai pas besoin de porter sur mes épaules d'autres soucis et que si moi je veux voir les gens heureux, de l'autre côté, je peux compter sur les doigts de ma main les fois où on s'est vraiment soucié de moi ces derniers temps, où on a pris le temps de m'écouter.
Mais je comprends "ô pauvre elle, elle vit seule dans son appart payé par l'état et ses parents et mène les études qu'elle a désiré, c'est sur qu'elle est à plaindre...". 
Je peux pas me plaindre, j'en ai pas le droit, j'en suis consciente. Mais le constat est fait: je suis malheureuse. C'est plus fort que moi.   

Ce qui me manque juste c'est de la chaleur humaine et je me rend compte désormais à quel point j'en suis dépendante. 

Je n'écris pas ça pour pleurnicher, mais parce que ça fait plusieurs jours que je veux le faire et je crois que j'en ai besoin. Ca m'a permis de verser les larmes que je retenais et ça me rappelera ce qu'à été ce mois passé. 
Désormais je ne pense plus qu'à une chose: arriver le plus vite possible aux vacances de noël. Parce que le premier semestre sera terminé. Parce que je pourrais rentrer dans le véritable endroit que je considère comme chez moi. Parce qu'il y aura ma famille et mon chaton. Parce que je verrais celles que je considère comme mes amies les plus proches. Parce qu'il y aura mine de rien cet environnement de travail auquel je suis attachée. Parce que je serais entourée. 

Et pas ici à essayer de faire la brave comme aujourd'hui où mon père est venu voir comment j'étais installée. Je ne voulais pas qu'il pense que j'y étais triste, d'autant plus que j'étais vraiment heureuse de le voir. 
Il m'a amené au bord de la mer et ça m'a fait du bien. A cause du vent il y avait des vagues qui déformaient la mer et j'avais l'impression d'y voir le miroir de ce que je ressentais, un élan de révolte et de désespoir. 

Maintenant tout est dit, tout est pleuré, il me reste plus qu'à me changer les idées pour ce soir. Demain un autre devoir à rendre noté m'attend et cette affreuse fin de journée de dimanche à affronter. Mais pour l'instant, je m'accorde encore toute la nuit pour être faible.

Mimiko.  

 

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Commentaires
A
Le fait que tu puisses faire des études ou que ton appart est payé n'a rien à voir : c'est juste que tu souffres de solitude et que ton chez-toi te manques. T'as la nostalgie de la maison, de l'endroit où tu as vécu jusqu'ici, c'est tout. C'est <br /> <br /> sans doute aussi lié au fait qu'inconsciemment tu ne considères pas vraiment cette nouvelle ville comme un possible endroit où réellement "t'installer" puisque tu ne vas y vivre que pour un temps déterminé (si j'ai bien compris) : ça m'a fait pareil quand j'étais en prépa. Spécialement quand j'allais chez ma cousine, qui elle était dans son environnement puisqu'elle y habitait...rah, je me souviens que dans ces moments là je me sentais pas à ma place et j'avais vraiment envie de rentrer (même si mon chez moi n'était qu'un petit appart envahi de cartons...)<br /> <br /> Bref, tu pourrais peut être essayer de nouer quelques liens avec ceux de ta promo? juste des relations courtoises, ça ne remplace certainement pas le reste, mais avoir quelqu'un avec qui parler (même de la météo!) ça aide quand même au quotidien.<br /> <br /> Ou mieux : pourquoi pas avec d'autres gens qui ont les mêmes centres d'interet? la couture, le dessin...y'a ptet des assocs et des clubs là bas
A
je comprends très bien ton sentiment, pour l'avoir vécu aussi, essentiellement la première année. J'ai par la suite eu la chance de nouer des liens avec mes collègues de formation, ce qui a rendu les choses bien plus faciles. J'espère que ça sera le cas pour toi aussi.<br /> <br /> Et j'espère surtout pouvoir te voir bientôt, avant le nouvel an si possible ^^
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